Misères de la fin de vie.
Il y a à Dijon l'unique centre de soins palliatifs de Bourgogne, 125 lits pour une région qui compte près de deux millions d'habitants. Une petite vingtaine d'équipes mobiles accompagne les personnes en fin de vie dans les cliniques et les hôpitaux.
Fin 2007, Marie de Hennezel a remis à la ministre de la Santé un rapport sur ce sujet, qui lui avait été demandé en 2005. Elle conclut à ce diagnostic inquiétant : un grand nombre de soignants ignorent le contenu de la loi Léonetti, que l'on parle de réformer avant même qu'elle soit appliquée, et croient que l'unique solution pour apaiser les souffrances est d'abréger la vie ; dans le même temps, une majorité de ces mêmes soignants est hostile à une ouverture aux pratiques d'euthanasie et de suicide assisté. Le rapport relève qu'en Belgique, aux Pays-Bas, on envisage déjà d'étendre l'euthanasie aux dépressifs et aux déments.
Pour les abonnés au Monde, rendez-vous sur le dossier publié le 26 mars sur ce sujet, qui nous permet de prendre la distance avec l'émotion provoquée par les images de Chantal Sébire.
P.S. : Le Bien Public d'aujourd'hui 27 mars propose en page 7 le point de vue courageux du professeur Emmanuel Sapin, chirurgien au CHU. Il est regrettable que ce point de vue, contrairement à d'autres sur le même sujet, ne soit pas disponible sur Internet.



